Une enquête menée par le service de paiement Klarna montre que les raisons pour lesquelles nous épargnons peuvent varier énormément selon les nationalités, les sexes et les générations. Dans notre pays, par exemple, seuls 10 % des épargnants mettent de l’argent de côté pour les mauvais jours. Au niveau mondial, ce chiffre s’élève à 35 %.
Sur les livrets d’épargne belges, il y a quelque 300 milliards d’euros. C’est un montant énorme. La motivation derrière le comportement d’épargne peut cependant varier d’une personne à l’autre.
Klarna a mené une enquête sur le comportement de résidents dans treize pays, dont la Belgique, en matière d’épargne. Cette enquête a montré, entre autres, qu’il existe de grandes différences entre les Belges et les résidents d’autres pays.
- 31 % des Belges investissent principalement dans le but de maximiser le rendement. À cet égard, il importe peu que les investissements soient durables ou non. Cela place la Belgique dans le top trois des pays où les gens laissent encore leurs choix d’investissement être influencés par leur porte-monnaie plutôt que par des considérations durables. Ce n’est qu’en Finlande (32 %) et en Norvège (34 %) que ce chiffre est encore plus élevé.
- La motivation qui sous-tend notre comportement d’épargne diffère également de celle des autres pays. L’enquête de Klarna montre que 35 % des personnes dans le monde mettent de l’argent de côté en cas d’imprévu. Dans notre pays, ce n’est le cas que pour 10 % des épargnants. En Finlande, par exemple, 55 % des épargnants mettent de l’argent de côté pour les jours de pluie. Ce pays remporte la palme à cet égard.
- Les Belges épargnent principalement pour la retraite (34 %) et les vacances (35 %).
Les hommes sont plus nombreux à épargner pour une résidence secondaire
Klarna a également étudié dans quelle mesure l’épargne et les investissements varient entre les hommes et les femmes dans notre pays. Ce faisant, le service de paiement est parvenu à des conclusions frappantes.
- Les femmes ont tendance à constituer une réserve légèrement plus importante pour les imprévus, les vacances et les rénovations, tandis que les hommes sont presque deux fois plus susceptibles que les femmes d’épargner pour une deuxième maison (11 % contre 6 %).
- Toutefois, les hommes sont beaucoup plus susceptibles d’investir leurs économies (36 %) dans des placements tels que des fonds, des actions ou des biens immobiliers que les femmes (21 %).
Différences générationnelles dans le monde
Enfin, le service de paiement note qu’il existe certaines différences générationnelles lorsqu’on examine le comportement global en matière d’épargne.
- Les baby-boomers sont plus de deux fois plus susceptibles d’épargner de l’argent afin de disposer d’une réserve pour les dépenses imprévues que les personnes appartenant à la génération Z.
- La génération Z épargne principalement pour pouvoir acheter une maison ou un appartement. Ils le font 6 fois plus souvent que les baby-boomers, 3 fois plus souvent que la génération X et légèrement plus souvent que les milléniaux.
- En moyenne, ils mettent de côté 12 % de leurs revenus. Chez les membres de la génération Z, ce chiffre s’élève à 17 %. Les baby-boomers sont ceux qui épargnent le moins de leur revenu (9 %). Cela s’explique probablement par le fait que les pensions sont inférieures aux salaires. Les baby-boomers doivent également faire face à toutes sortes de coûts supplémentaires. Prenons, par exemple, les maisons de soins résidentiels.
(JM)