Virus du Sida

Des travaux de recherche sur le VIH, publiés à Paris jeudi dernier ont montré que de nouveaux médicaments contre le VIH pourront voir le jour dans quelques années.

Cela semble incroyable, mais c’est ce que les résultats de recherches menées par cette équipe de chercheurs en France ont permis de montrer. De nouveaux traitements contre le virus du Sida vont peut-être voir le jour dans quelques années.

En effet, des chercheurs de l’Institut Pasteur à Paris sont arrivés à éliminer le VIH dans des cellules infectées. Les résultats de leur recherche, publiés dans la revue Cell Metabolism ce jeudi présentent un enjeu majeur dans les traitements contre le VIH. Contrairement aux traitements antirétroviraux, les traitements possibles grâce à cette découverte ne seront pas prise à vie.

Selon les explications du chercheur Asier Saez-Cirion, « Les molécules actuelles bloquent le VIH, mais elles n’éliminent pas totalement le virus, qui reste présent dans les cellules sous forme de réservoir ».

Les chercheurs ont basé leur recherche sur une caractéristique non-négligeable des cellules infectées. Asier Saez-Cirion a expliqué « Nous nous sommes rendu compte que ces cellules qui étaient infectées avaient une forte activité énergétique, et qu’elles consommaient beaucoup de glucose ».

À partir de cela, les chercheurs ont choisi avec soin des molécules en fonction des caractéristiques des lymphocytes T CD4, les cellules cibles du VIH. La recherche a donc abouti. « Nous avons réussi en laboratoire à détruire ces cellules infectées, dites réservoirs », continue le chercheur dans ses explications.

« Un pas en avant » pour la science

Les molécules utilisées par les chercheurs sont des inhibiteurs déjà utilisés dans le domaine de la cancérologie. Ce choix se justifie par le besoin en énergie du virus. Selon le chercheur, « ce besoin important du virus en énergie constitue une faiblesse qui peut être exploitée pour s’attaquer aux cellules infectées. » Ainsi, les inhibiteurs ont été employés.

Tout cela reste une marche dans l’escalier qui mène aux nouveaux traitements. Le chercheur Asier Saez-Cirion affirme que ces résultats de recherches n’étaient qu’un pas en avant. Il précise que des tests sur un organisme vivant doivent être réalisés. « Il faut ensuite vérifier sur un organisme vivant que cela donne les mêmes résultats qu’en laboratoire. »

Enfin, le chercheur a foi à la science en disant : « J’espère toutefois que la science pourra y arriver dans quelques années ».

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