Fihariana et IEM

A l’issue du Conseil des ministres, mercredi dernier, un programme d’aide aux jeunes malagasy a été décidé à être créé. Il s’agit du Programme National de l’Entrepreneuriat dit “Fihariana” qui se veut être une “solution rapide aux difficultés sociales des jeunes” du pays.

Le programme “Fihariana” avec un fonds d’appui de l’ordre de deux cent milliards d’Ariary, est soutenu par des partenaires financiers à l’instar de la Société Nationale de Participations (SONAPAR).

Par ailleurs, le Conseil des ministres a rappelé des chiffres accablants sur le taux de chômage à Madagascar. En effet, selon les statistiques officielles, les jeunes constituent 70% des chômeurs dans la Grande île. Près de 500 000 jeunes se retrouvent ainsi sans emploi à la fin de leurs études. De surcroît, le contexte politico-économique du pays rend difficile leur insertion dans le monde professionnel.

Développement économique sur tout Madagascar

Pour remédier à ces problèmes socio-économiques, l’État met donc en place “Fihariana” pour permettre aux jeunes de mettre sur pied leurs idées d’entreprise. Appuyés d’un fonds considérable, les projets des jeunes, hommes ou femmes, des quatre coins du pays pourront alors être promus.

Par ailleurs, les prêts consentis seront remboursés à des taux bonifiés. Des crédits-bails sont également de mise. Pour un résultat optimal du Programme National d’Entrepreneuriat, les projets des entrepreneurs juvéniles seront d’abord sélectionnés. Ensuite, les jeunes sont accompagnés, encadrés et formés tout au long de leur parcours par des partenaires spécialisés.

Activités créatrices de richesse

Non sans contraintes économiques, les projets à sélectionner doivent s’inscrire dans quelques critères. A savoir : être générateurs de revenus, s’assurer de créer une entreprise formelle, être créateurs d’emploi, être soumis aux obligations fiscales, et participer à la réduction de l’exode rural.

En outre, le rapport de communication du récent Conseil des ministres précise la concordance entre le programme “Fihariana” et la Politique Générale de l’Etat. Cette dernière vise d’ailleurs “la création d’emplois décents, la promotion des femmes et des jeunes et l’émergence de petites industries”.

Crédit photo : Andry Rajoelina

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