vendredi, mai 24, 2024

Invoxia débute-t-il une troisième vie en devenant le Withings des animaux ?

Comme les chats, les startups peuvent avoir plusieurs vies. Invoxia le prouve encore en amorçant une nouvelle mue.

Créé en 2010 par Eric Carreel et Serge Renouard, les six premières années d’Invoxia ont été consacrées à développer des produits audio, notamment à destination des entreprises. Le point culminant de cette période était le lancement du Triby, une enceinte Bluetooth/Wi-Fi qui permettait de passer des appels, d’écouter de la musique ou la radio et possédait un écran E-paper pour partager des messages.

L’objet était aussi le tout premier à embarquer l’assistant Alexa en dehors des produits Amazon. Si la promesse était intéressante sur le papier, le Triby était sans doute un rêve d’ingénieur qui s’est révélé trop compliqué pour le grand public.

Le premier pivot d’Invoxia

2017 annonce le premier pivot d’Invoxia avec le lancement d’un tracker GPS qui a été largement utilisé pour localiser voitures, scooters et vélos. Pour ce produit, Invoxia utilise les réseaux basse consommation LoRa ou Sigfox, ce qui lui permet une autonomie de plusieurs mois, sans la nécessité d’une carte SIM.

Le succès est au rendez-vous et l’entreprise va le décliner sous plusieurs modèles avec notamment une version miniature pour l’attacher à son trousseau de clefs, ou pour protéger son vélo en se cachant sous la forme d’un petit réflecteur rouge.

Le deuxième pivot allait pourtant être amorcé grâce à une dernière version du tracker GPS, un collier à passer autour du cou de son chat ou de son chien pour en connaître la localisation en permanence. Invoxia a passé quelques années à perfectionner ses trackers GPS pour atteindre une forme de plafond de verre : l’entreprise ne pouvait pas apporter plus à ce produit, surtout que les voitures et scooters modernes seront bientôt tous équipés d’un tracker GPS en série.

Pour autant, il n’était pourtant pas question de se séparer de son équipe R&D. La direction d’Invoxia s’est donc mis à la recherche d’un nouveau défi.

Une convergence entre Invoxia et Withings ?

Les équipes d’Invoxia n’eurent pas très loin pour aller chercher l’inspiration. Le voisin immédiat de leurs bureaux d’Issy-les-Moulineaux n’est autre que Withings, l’autre entreprise créée par Éric Carreel, particulièrement réputé dans le monde de la santé connectée (balances, montres, tensiomètres, etc.) Amélie Caudron, aujourd’hui CEO d’Invoxia, a d’ailleurs fait ses armes chez Withings en tant que product manager.

« Withings n’a jamais eu l’intention de construire des produits pour les animaux, partage-t-elle. Mais il y a eu des partages de connaissances entre Withings et Invoxia pour constater ce qui avait fonctionné sur l’humain et comment on pouvait traduire certaines choses pour les animaux. ».

Du simple tracker GPS pour animaux, la vision d’un collier biométrique de santé pour chien a donc émergé. Il faut dire que ce produit, nommé le Smart Dog Collar, ajoute notamment la capacité de mesurer la fréquence cardiaque et respiratoire d’un chien au repos de manière non invasive, mais aussi de suivre le niveau d’activité du chien, son bien-être, son sommeil, son appétit, ses aboiements et ses habitudes journalières (en plus d’un suivi GPS en cas de vol ou de fugue).

Pour 249 euros, le Smart Dog Collar se présente donc comme l’objet idéal pour prendre soin de ses animaux.

Une révolution silencieuse

Si les capacités de ce nouvel objet ne viennent pas surprendre, c’est que nous avons maintenant l’habitude du suivi de ce genre de données de santé avec les Apple Watch et autres balances Withings. Sauf qu’il s’agit d’une véritable révolution pour la PetTech, où peu de choses ont été lancées jusqu’à maintenant. 
« Jusque là, il fallait raser le chien, mettre du gel, des électrodes, une veste. Le chien était hyper stressé. C’était compliqué, explique Amélie Caudron, CEO d’Invoxia. On a donc énormément d’engouement de la communauté scientifique parce qu’il n’y a aucune base de données de rythme cardiaque et respiratoire sur plus de vingt chiens dans leur environnement naturel. Cela va nous donner accès à des données qui sont complètement nouvelles. On est devant une page blanche qui est assez incroyable. Nous avons lancé des partenariats avec des institutions un peu partout dans le monde et aux États-Unis notamment. Il y a encore tout à construire »..

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